L’espace et la temporalité est nécessaire dans l’art contemporain

 

En m’appuyant sur les textes de Bergson <> ainsi que de Marleau-Ponty <>, je vais montrer que l’espace temporelle du « présent » est nécessaire dans l’art contemporain. Nous traiterons dans un premeir dans de la perception par l’intermédiaire du corps, puis la perception mémorielle. Nous terminerons en montrant comment les deux auteurs permettent de traiter l’ espace et la temporalité est nécessaire dans l’art contemporain

 
 

D’après Bergson, la perception est le processus par lequel un être vivant par l’intermédiaire d’un stimulus sensoriel émettant un signal dans le système nerveux central jusqu’au cerveau, et permet de filtrer les informations. Elle va donner la possibilité de construire une représentation de l’évènement à venir dans le lieu actuel où l’on se trouve, en se basant sur cette sensation, mais aussi en se basant sur les perceptions précédentes dont on a déjà fait l’expérience. Par rapport à l’espace temps, ce processus se produit grâce aux évènements extérieurs ressentis par notre corps au moment présent, mais aussi en fonction du souvenir des sensations expérimentées dans la passé mais qui continuent d’influencer notre perception des choses au moment présent. L’existence d’un être vivant est prouvée par cet ensemble de phénomènes de la perception.

 

Chez Marleau-Ponty, voir un objet « c’est ou bien l’avoir en marge du champ visuel et pouvoir le fixer, ou bien répondre effectivement à cette sollicitation en le fixant ». Il exprime aussi l’idée que le regard, lorsqu’il marque un « arrêt » pour observer en détail un objet, est obligé de voir l’horizon en flou en raison de la structure de la rétine humaine. Il considère le corps et les recepteurs sensoriels tel un objet mécanique, notre vision permet à l’objet que l’on fixe d’être présent sous un seul angle mais cette image provoque l’existence de l’objet dans sa totalité c’est-à-dire «vue de toutes parts » .  à apparaître la propriétaire de sujet, l’observeur, il tient sa pouvoir, il ancre son recepteur en ancrant ses regards sur cet objet. Et ce recepteur est apparu justement un part de mon corps.

 
 

Selon Berson, le système nerveux central, le cerveau et les recepteurs du corps sont de la matière, et notre mémoire est constituée de représentations faisant suite à diverses réactions des matières extérieures. Cependant, la perception humaine est composée de deux parties, il s’agit de la mémoire sélectionnée et de la mémoire immédiate. Les souvenirs déplacent notre perception réelle des choses, ils nous rappellent des images anciennes, des détails d’un moment présent dans le passé. De plus, nous rencontrons des choses dont nous n’avons jamais eu l’occasion de faire l’ expérience, à ce moment là nous faisons appel à la mémoire immédiate. Par conséquent, notre perception puis notre réaction vont se réaliser et seront gardé en mémoire lorsque nous aurons filtré les informations dégagées lors de l’événement présent en pensant au danger ou aux intérêts en faveur de notre existence. Bergson, concernant le temps et la mémoire ,  pense que notre mémoire est la somme du présent dans le passé et que notre mémoire immédiate est imprégnée des souvenirs et des représentations.

 

De son côté Marleau-Ponty dans l’introduction de la première partie intitulée « le corps », dit qu’il n’est possible de voir un objet que dans la limite imposée par la vision. Ainsi, ce que j’ai vu dans le passé, ce n’est plus le passé original, dès que mes recepteurs sensoriels sont activés, en tant qu’être humain, je ne cesse pas de penser. La mémoire change donc le passé original, c’est-à-dire, la perception d’un objet est en fonction de la position de la personne qui est en train de l’observer mais est aussi lié au moment présent où l’on regarde l’objet. Cependant, le présent   contient le passé mais ce passé est peut-être modifié car ce n’est pas le passé en personne qui reparaît dans ma pensée. Chez Leibniz, la temporalité est la totalité des faits et des actions accumulées et en ordre; le temps luii-même n’existe pas. Au contraire, Marleau-Ponty, pense que le mot <> décrit les événements qui se sont passés dans la vie d’un être humain. Il pense que le temps et la subjectivité sont liés, et que le temporel est une nécessité intérieure.

 

Concernant l’art contemporain, le créateur doit prendre en compte l’endroit, c’est-à-dire l’espace où il va exposer son travail. En effet, le spectateur a sa propre perception, il fait appel à sa mémoire quand il observe une œuvre d’art et cela aura des conséquences sur l’attrait qu’il aura pour l’œuvre d’art. La disposition de l’œuvre dans l’espace et dans le temps est primordiale. L’objet est positionnné comme un miroir par rapport au spectateur, ils se font face, quand le spectateur fixe l’œuvre, les alentours sont flous et comme le démontre Marleau-Ponty, « regarder un objet c’est venir l’habiter et de là saisir toutes choses selon la face qu’elles tournent vers lui ». Ainsi l’objet d’art est vue de toute part et dans sa permanence.

 

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