Lundi 8 octobre 2007

I) 1) Chronologie
Grec parlé depuis 4000ans

Age de bronze (-2200,-1000)/période minoenne (Minos, Crete)
Mycène et Pylos (villes du Péloponèse)
Alphabet=linéaire B, écriture syllabique. (avant, linéaire A en Crete, non déchiffré).
15e au 13e siècle AV.J-C, période fleurissante, construction=>civilisation Achéene.
-1200=>prise de Troie (pillage magnifié par la légende de la guerre)

Age géométrique/ d’Homère (-1100,-800)
Cités d’Ionie=>berceau des poèmes homériques.
Période obscure historiquement

Age de fer (-800,-490)/période archaique
Nouvel alphabet. Poésie lyrique, 1ers textes littéraires.(Code de Dracon et Solon en politique)=>nouvel organisation politique.
Multiplication des cités-état indépendantes.
Role du Sanctuaire (Delphes, Zeus)
Colonisation par les grecs de l’asie mineure, Italie, Sicile, Lybie.
Jeux panhélléniques et néméens (Zeus) ex : jeux olympiques
Jeux isthmiques (poseidon)
Créations de temples style dorique et ioniques, scultures (kouros pour l’homme, korè pour la femme), céramique
Crise sociale=>esclavage abolit par Solon en -591, liberation des grecs.

periode classique.
Guerres médiques : -490 déroute du roi Darius, 480/479 déroute du roi Xerxès
Ere de la démocratie Athénienne/siècle de Périclès (-761/-429)
Politique de grands travaux (Parthénon par Phidias melant les deux styles d’architecture)
Age d’or littéraire (tragédie et comédie grecque)
Guerre du péloponèse (-431/-404) entre les grecs. Expansion macédonienne. Philippe II de Macédoine lors de la bataille de Chéronée(-338) puis son fils Alexandre le Grand entre -336 et -323

periode hellenistique (-323/-146)
Régime des cités=>regime des royaumes.
Soumission politique de la grèce à la macedoine
Fondation de centres culturels (Alexandrie avec son musée et sa bibliothèque)
Unification du monde, « monde grec » de l’Espagne à l’Inde.
Traduction de la Bible hébraique en grec=> septante
Philosophie grecque (épicurisme, stoicisme, cynisme, sceptiscisme)

periode romaine (-146/395)
Plutarque=> vies romaines/grecques parallélisée
Naissance du christiannisme (épitre de Paul)
Empereur Marc Aurèle

Periode Byzantine (330/1453)
330=constantinople nouvelle capitale de l’empire d’Orient
1453=prise de Constantinople par les Turcs
Grand developpement culturel (copies manuscrits…)periode riche

Periode Ottomane (turcs en grèce) (1453-jusqu'à l’indépendance de la grèce)
Diaspora grecque. Philhénisme romantique (Byron, Hugo)

Periode moderne

II) 2) Mythologie

Très importante dans la littérature latine. Univers polythéiste mais légende diverses selon les différentes cités (pas d’unification de la mythologie)
-origine du monde et des hommes
-aventures des Dieux
-exploits des héros


1)origine du monde et des hommes

A) Cosmogonie (kosmos=monde, gonos=création/engendrement génération du monde)
Généalogie de la création de l’univers.
Parmi les différentes cosmogonies, la plus connue est la Théogonie (naissance des Dieux)d’Hesiode. C’est l’organisation du monde de façon rationnelle

Le mythe
Manière de penser le réel. C’est trouver la cohérence du monde pour Hésiode

2 réalités antithétiques essentielles :
Chaos (béance) :abime, abscence de forme et de stabilité
Gaia (terre) : assise stable
union désordre/ordre par Eros(Amour) moteur de la création.
Reproduction soit par accouplement soit par dédoublement.
-Chaos se dédouble et enfante : Erèbe (noir absolu) et Nuit
-Erèbe et Nuit enfantent leurs contraires : Ether (lumière eternelle du Ciel) et Jour
-Nuit enfante seule les différentes forces du Mal.
-Gaia se dédouble et enfante : Ouranos (Ciel), montagnes et Pontos (espace marin)
-Gaia et son fils Ouranos enfantent : Titans (Cronos, le temps), Titanides (Thétis, l’ordre/ Mnémosuné, la mémoire), Cyclopes.
Castration de Ouranos par Cronos pour créer le soleil, l’aurore…
( Autres cosmogonies mal conservées sur l’eau, la nuit, la discorde)

B)Théogonie d’Hesiode. Ordre de Zeus
Après la défaite de son père Cronos et sa victoire contre les forces pures (Titans). (peur du retour au Chaos)

C)la création de l’homme
Dionysos était sur le trone de son père Zeus. Les titans l’ont attirés avec des jouets pour le dévorer. Zeus les anéantit. De leurs cendres sont créés les hommes.
Montre la dualité de la race humaine : descendance de criminels et étincelle divine (Dyonisos)
-Cercles orphiques. Inspiration philosophique. (M Detienne) ils sont végétariens et abandonnent le sacrifice=> refus de la cruauté canibale.

Hesiode ne parle pas de la naissance de l’homme mais de celle de la femme ;
Zeus ordonne la création de Pandore (cadeau des Dieux)
-héphaistos modèle son corps (dieu artisan)
-Hermes donne mensonge et la fourberie
-Aphrodite la rend séduisante
-Athéna l’habille et lui apprend les métiers du tissage
La femme est une vengeance de Zeus contre Prométhée (vol du feu divin pour le donner aux hommes)…=> mythe de la boite de Pandore à voir.

Mythe de Promethée
Sacrifice : partage entre les Dieux et les hommes
-graisse et viande aux hommes
-os et odeurs aux Dieux
punition dans la Théologie : privation du feu (autres cosmogonies, privation des cereales…)

Mythe des races de Hésiode
-race d’or et d’argent(démons après leur mort)
-race de bronze (morts dans l’Hadès)
-race des héros
-race de fer (notre époque)

2) aventures des Dieux

Ils se définissent par leur généalogie, leurs attributs, leur domaine d’activité, leurs rivalités/affinités avec les les autres Dieux.
Les olympiens descendent des Titans et sont séparés en deux générations.

Les Cronides : les 6 enfants de Cronos et de Rhéa
-filles : Hestia (foyer), Demeter (terre cultivée), Hera (mariage)
-garcons : Hadès (souterrains) avec son casque magique d’invisibilité, Poseidon (mer) avec son trident, Zeus (ciel) avec ses éclairs.

Les enfants de Zeus
-Prophétie : Si Métis, 1ère épouse de Zeus à une fille, elle engendrera le maitre du monde. Zeus avale Métis. Athéna est la fille de Métis.
(+ avec Hephaistos, - avec Arès, dieu de la guerre violente et Poseidon)
-Aphrodite (née de l’écume « aphros » ou de Dioné). Elle s’unit avec un mortel Anchise et engendre Enée et Paris. (cf. mythe)
-Apollon et Artémis nés de Léto. Nietzsche dans la « naissance de la tragédie » oppose radicalement Appolon (clarté, jeunesse, vérité) et Dyonisos ( sauvage et civilisé, jeune et vieux, barbare et grec, homme et femme…). Artémis jumelle aussi armée de l’arc. Vierge éternelle. Déese des temps sauvages de la vie (enfance, adolescence, accouchement) et des terres non civilisées.
-héphaistos. Dieu artisan et boiteux.
-Hermès. Créateur de la lyre, harpe, chaussures ailées.
Les cronides et les enfants de Zeus Panthéon de 12 grands Dieux

3) exploits des héros. (Le plus souvent nés d’un Dieu et d’une mortelle)

Les différentes caractéristiques du héros ;
-ancêtre d’une famille
-guerrier (contre les monstres) => hercule, percée, thésée
-criminel volontaire ou non (parricides, infanticides, fratricides…)
Les héroïnes se sacrifient (Antigone) et sont criminelles (adultères, assassinats)

Amazones, les anti-modèles.
« Monde à l’envers » : ignorance des travaux féminins, guerrières, pas de contact avec les hommes si ce n’est pour la reproduction dont elles ne gardent que les filles. Les héros se battent contre elles car elles représentent une menace pour la société.

4) Mythes et cités (à faire.)

III) évhémérisme de Messène.

Critique philosophique des mythes à partir du 6èmes AV JC opposition à la théologie homérique. Il donne une représentation immorale des Dieux.
Platon (livre 2 et 3, République. 4ème s av JC) dit que les poètes doivent être chassés de la cité car leur représentation des Dieux est nocifs pour les élèves. (Notamment la représentation de l’Hadès)
Xénophane de Colophon écrit : Homère et Hésiode ont attribués aux Dieux tout ce que les hommes condamnent (vol, adultère, tromperie.) critique de l’anthropomorphisme des mythes.
Si les animaux pouvaient peindre les Dieux, ils les peindraient à leur image.
A la même époque, les premiers essais d’interprétation des mythes avec l’apparition d’une lecture allégorique défense d’Homère.
Théagène de Rhégium, recherche du sens caché des mythes : « dire autre chose » , trouver un sens acceptable pour l’élite lettrée. Le Mythe dans son interprétation allégorique cesse donc d’être populaire. Les batailles des Dieux représentent en fait la représentation allégorique de la confrontation entre les éléments (physique). On trouve aussi des allégories médicales (Déméter est le foie). Enfin allégorie morale (Athéna : réflexion, Aphrodite : désir).
Cette lecture sera massivement adoptée par les chrétiens pour comprendre les difficultés de la Bible (par Philon d’Alexandrie par ex). Pour Clément d’Alexandrie, Ulysse attaché au mat de son bateau pour résister au chant des sirènes est réinterprété : le chrétien triomphe de la perdition en s’attachant à la croix.
Depuis un siècle, il existe la mythologie comparée (venant de culture différentes).







lundi 15 octobre 2007

La poésie

I) la poésie épique

1) généralité sur Homère
Paradoxe littéraire « ère homérique » alors que l’on ne sait rien de lui. (Textes du milieu du 6ème s av. J-C).
Xénophane est le 1er à mentionner son nom pour le critiquer.
L’épopée d’Homère est citée pour la première fois par Hérodote.
Les poèmes sont réactualisés pendant des siècles de tradition orale. Cette traduction orale est accompagnée d’un instrument (Odyssée VII, vers 62… voir TD) récitée lors de banquet par l’aède (celui qui chante). La muse inspire le poète. Elle est fille de Mnémosyne (Mémoire) elle domine le temps et offre au poète le pouvoir de se rappeler du passé cécité à l’égard du présent (aèdes et devins souvent aveugles). Il chante l’espoir et la gloire du héros « Kléos : postérité, immortalité ». L’aède est donc l’instrument de la muse.

2) le contenu de l’Iliade
Composé de 24 chants. (Voir début de l’Iliade 1)
Récit centré sur Achille présenté juste après la déesse. Il est fils de Thétis (déesse)
Le mot « menin » (colère) est réservé au divin. Athos/ (rappel « Achille » ?)Affliction.
Combats de masse ou aristés (??) (Entre deux héros) qui charmait le public aristocratique.
Tragédie d’Hector le troyen (tué par Achille au moment de la victoire)
Du chant 2 au chant 18, Achille reste en dehors des combats.
Chant 9 : le héros a le choix entre une vie brève mais avec une gloire immortelle ou une vie longue et sans gloire. Il choisit la vie longue sauf si les troyens approchent de ses vaisseaux.
Chant 14 : Héra endort Zeus pour aider les achéens (grecs). Il se réveille au chant 15 et révèle son plan ainsi que la fin de l’histoire. Anticipation narrative. Ce qui importe est la façon dont l’histoire se déroule et non les événements.
Patrocle est autorisé par Achille à combattre mais doit s’arrêter à temps. Inférieur à Achille, il oublie sa promesse et se retrouve face à Hector ou il est tué. « Tu me tues Hector, mais ta fin est proche » parallèle avec les dernières paroles de Hector à Achille.
Chant 18 : la mort de son ami amène Achille à choisir la vie brève. Avant d’attendre les nouvelles armes des Dieux, il part à la guerre. Son cri de douleur fait reculer l’ennemi. Il est embrasé par la colère (la flamme part de la tête d’Achille jusqu’au ciel. Elément fantastique très rare dans l’épopée).
A la réconciliation entre les hommes, Achille refuse de manger avec les achéens (communauté) mais aussi refuse la nourriture (humanité). La douleur humaine ramène Achille à sa dimension divine.
Chant 19 : Xanthe, le cheval d’Achille, le prévient de sa mort.
Chant 21 : Achille, fou de rage, fait déborder de cadavre le fleuve ? Le dieu s’emporte et Héra défend le héros (à revoir) un monde violent.
Chant 22 : rencontre du héros de Troyes et du héros de Grèce. Extrême violence de Achille. Evanouissement d’Andromaque (femme d’Hector, tué et déshonoré). Démesure (aussi dans l’enterrement de Patrocle Chant 23)
Chant 24 : Priam, le père d’Hector en deuil vient chercher le corps de son fils. Achille prend pitié et voit dans le vieillard son propre père (Pelée). Sa perte n’est qu’une partie des malheurs de l’humanité. « Apologue des jarres » à voir absolument. Le bonheur est inaccessible au mortel. Pour consoler son ennemi qui est devenu son semblable, Achille choisit l’humanité et la solidarité face à la souffrance. Partage de la douleur humaine. Achille accepte de manger avec Priam, il partage la condition humaine.
Une œuvre ou la violence est partout (descriptions constantes) et un sentiment de la faiblesse humaine avec pour thème central, le héros surhumain qui retourne à l’humanité et choisi la mort.

3) composition de l’Iliade
-Perfection signalée par Aristote dans la poétique. Homère n’a choisit qu’une partie de la guerre (unité d’action : Achille et la guerre, la colère d’Achille). Unité également de Lieu et enfin de temps (une cinquantaine de jours) 1er et dernier chant sur 3 semaines chacun. Les autres chants par 4 forment 1 journée. (Règle des 3 unités)
-composition circulaire. Alternance aurore/ crépuscule. Des éléments mentionnés au début sont repris à la fin (voir parallélismes chant 1 et 24)
-style formulaire. Epithètes homériques car l’hexamètre est fondé sur de fortes contraintes. Le nom d’un personnage sera doté d’une épithète différente selon sa place dans le vers. « Hector au casque scintillant ». Il y a 1804 vers formulaires répétés dans L’Iliade et L’Odyssée.
-scènes typiques. Elles décrivent dans un ordre et avec des termes constants les mêmes actions (armement d’un guerrier, réunion d’une assemblée…)
-comparaisons homériques. Fréquence et ampleur significatives « comme lorsque.. »/ « Ainsi ». Les comparants homériques proposent un tableau à rôle d’échappatoire au combat (comparaisons animales ou végétales. Comparaisons aux scènes de travail et de vie

4) la Question d’Homère
Dès l’antiquité, dans la bibliothèque d’Alexandrie, certains savants se sont penchés sur les textes d’Homère pour en trouver les vers ajoutés, ce sont les séparatistes (qui cherchent les vers originaux et marquent les autres).
Comment est il possible qu’un aède est connu les 12000 vers pour chaque épopée ?
Deux thèses :
-analystes (Abbé d’Aubignac au 17ème siècle). Des additions secondaires se sont ajoutées (par les différents aèdes) à un noyau bref. Homère est donc l’auteur de ce noyau.
-les unitaristes insistent sur la cohérence globale du projet poétique. Homère serait le rédacteur qui aurait réunit les différentes traditions antérieures.

5) la justice divine
Les dieux de l’Iliade ne sont pas ceux d’Eschyle.
Double causalité : l’action est régie par le Dieu et par l’homme.
Cf.Chant 8, vers 70 les Dieu sont liés par le destin (les Moires) mais n’en sont pas maîtres.

6) Hésiode se nomme dans son œuvre la Théogonie. Le chant est sortit d’une expérience personnelle. (Enseignement des muses)

II) la poésie lyrique

1) introduction
De Hésiode à Héraclite (vers -500), toute la production littéraire est en vers. La poésie épique ne mettait jamais en valeur de poète. Hésiode le premier se pose en personnage (ville natale dans les travaux et les jours) Les poètes lyriques se nomment et s’adressent à des interlocuteurs autres que les Dieux.
Hegel (19ème s.) : logique évolutionniste. Avant, épopée naïve ou le poète chante les traditions des peuples. C’est l’émanation de l’âme populaire. La poésie lyrique se développe avec l’expression de la subjectivité et l’émergence du « jeu ». Enfin, la prose est l’expression de la rationalité. Mais le « je » n’est il pas une simple convention littéraire, existe il vraiment ?

2) définition
-Poésie épique (épos=parole) :
Épopée : accompagnée de la cithare
Élégie : accompagnée de la flûte
Iambe (juste parlée)
-poésie lyrique/mélique (chantée).
Strophes très strictement répétées : monodie.
Strophes à structures souples : épode
Strophe, antistrophe, épode : lyrique chorale

La rhétorique. L.PERNOT &la

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